mardi 30 juin 2009

Hémérocallis



Hemerocallis 'Blueberry Candy' Une fleur gaufrée odorante crème qui s’avance dans un œil violet et une gorge vert foncé. Elle fleurit à la mi-saison et la floraison se prolonge jusqu’à l’automne. Cette tétraploïde a un feuillage dormant de couleur vert et d’une hauteur de 55 cm. La fleur de 11,25 cm a de magnifiques couleurs contrastantes. Elle ne produit pas de dormant donc on la multiplie par division des talles. Cette hémérocalle a obtenu l’Honorable Mention en 1997.


Les grandes caractéristiques chez les hémérocalles

Voici, pour vous aider, une analyse des différentes caractéristiques recherchées chez les hémérocalles. Ces caractéristiques sont utilisées par les hybrideurs au travers le monde pour former des hémérocalles spectaculaires. Le choix des parents ou du type d’hémérocalle demeure avant tout une question de goûts personnels.
Lorsque vous achetez une nouvelle variété d’hémérocalle vous obtenez une description de la plante.

Comment lire cette description.

Hemerocallis ‘Blueberry Candy’ (Patrick Stamile 1995) (‘Wineberry Candy’ X ‘Vanilla Candy’)

Non du cultivar : ‘Blueberry Candy’
Non de l’hybrider : Patrick Stamile
Parents utilisés par l’hybrider : (‘Wineberry Candy’ X ‘Vanilla Candy’)

Hybride vs cultivar

L'hybridation désigne l'activité horticole qui consiste à croiser deux plants afin d'obtenir une "création" originale. Le croisement de deux "espèces" donne un hybride tandis que le croisement de deux hybrides produit un cultivar. On peut également hybrider deux cultivars entre eux et obtenir, à l'infini, autant de cultivars que l'on souhaite. Les cultivars ne peuvent se reproduire (de façon identique) par la semence. Seule la division du plant mère permet une reproduction identique des caractéristiques du cultivar.

Diploïde ou tétraploïde

De nature les hémérocalles possèdent 11 paires de chromosomes ont les appellent les diploïdes. Les tétraploïdes n’existent pas dans la nature. Elles ont été créées par les humains. Mais les hybrideurs ont réussi à doubler leurs nombres de chromosomes. Les tétraploïdes ont donc 22 paires de chromosomes. Ce facteur tend à accentuer certaines caractéristiques désirables (tiges plus fortes, fleurs plus grosses, couleurs plus vives, etc.), mais à moins de vouloir faire des croisements, dans lesquels il faut choisir des parents similaires, il n'y a pas lieu de tenir compte de cette différence. Certaines diploïdes sont tout aussi belles que les tétraploïdes, ce n'est qu'une question de goût.

Racines et gourmands

Il n’y a probablement aucun cultivar qui est utilisé pour leurs racines. La plupart des cultivars poussent en plants plus ou moins compacts. Il est facile de diviser la couronne de feuillage et les racines. La capacité de produire des gourmands à partir du plant mère n’est pas remarquée dans nos jardins. Ceci est normalement du à l’espace restreint de nos plates-bandes et l’absence de cette caractéristique dans la plupart de cultivar moderne. Mais si vous utilisez les hémérocalles pour naturaliser la bordure d’une route ou un grand espace, ce trait de caractère devient important puisque ces espèces peuvent couvrir l’espace en utilisant moins de plants au départ. L’Hemerocallis fulva est une plante qui possède cette caractéristique.

La couleur du feuillage

La couleur du feuillage de l’hémérocalle est généralement dans les tons de vert. Certains cultivars peuvent avoir un feuillage jaune verdâtre comme L’Hemerocallis fulva. Par contre dans les cultivars de L’Hemerocallis citrina nous retrouvons un feuillage bleu-vert. Certains cultivars dans leurs jeunes âges portent des feuilles panachées. Mais cette caractéristique a tendance à disparaitre avec l’âge. C’est la raison pour laquelle on n’en retrouve pas beaucoup sur le marché.
C’est pour cette raison que lors des descriptions que vous pouvez trouver sur internet ou dans les livres, on ne mentionne très rarement la couleur du feuillage. Car les hybrideurs se sont surtout concentrer sur les fleurs et la tige florale, les embranchements et le nombre de fleurs mais pas sur la couleur du feuillage.

Les tiges florales

Cette caractéristique chez l’hémérocalle est très importante pour les hybrideurs. Les tiges florales sont là pour supporter les fleurs et les mettre en évidences. Donc la grosseur, la rigidité et la hauteur de la tige revêtent une grande importance. Personne ne veut d’une hémérocalle avec une tige trop courte ou qui se plie sous le poids des fleurs ou que les fleurs sont cachées dans le feuillage. Les hémérocalles enregistrées ont des tiges florales qui correspondent aux types d’hémérocalles que vous achetez. Elles ont comme fonction principale de mettre en valeur les fleurs.

La hauteur de la tige florale

On peut profiter d’une grande variété de hauteurs parmi les hémérocalles. Certains cultivars peuvent atteindre jusqu’à 1,50m de hauteur avec de grosses fleurs et d’autres, miniatures, portent de petites fleurs et des feuillages plus fins de seulement 30 à 45cm. On peut classer les hauteurs de tiges florales selon qu’elles ont une floraison de hauteur basse, moyenne ou haute.
• Floraison basse : de 15 à 60cm.
• Floraison moyenne : de 60 à 90cm.
• Floraison haute : plus de 90cm.

Les proliférations

Une prolifération est une nouvelle plante qui pousse sur une tige florale déjà existante. Si vous courbez la tige de façon à entourer celle-ci de terreau, elle fera des racines et vous donnera une copie conforme de la plante. Regardez attentivement vos tiges florales, cela vous permettra de multiplier de jeunes plantes rares de façon rapide. Plusieurs cultivars ont cette tendance donc soyez attentif.

Embranchements et nombre de fleurs

Normalement, lorsque l’on achète une hémérocalle on ne cherche pas seulement de magnifiques fleurs; mais on veut pouvoir en admirer beaucoup et que notre plante fleurisse le plus longtemps possible. Donc les hybrideurs ont créés des plants avec plus de tiges florales et ces tiges comprennent plusieurs embranchements. Ce qui nous donne des plants avec plusieurs bourgeons de fleurs qui s’ouvriront sur une plus longe période.

lundi 29 juin 2009

Terminologie de l'hémérocalle





Voici un mini dictionnaire de certains termes généralement utilisés dans ce manuel de culture.

Anthère : Partie terminale renflée de l’étamine qui contient le pollen.

Chevron : Motif en forme de V que l’on retrouve dans la fleur.

Couronne : C’est le lien entre les racines et le feuillage; c’est de là que part toute la croissance végétative du plant : les racines, les feuilles et les tiges florales.

Cultivar : Le cultivar est le résultat d’une sélection, d’une hybridation ou d’une mutation spontanée. Les caractéristiques uniques d’un cultivar ne sont généralement pas transmises d’une génération à l’autre par les semences. C’est pour cette raison que ces plantes sont reproduites végétativement.

Diploïde : Dans une plante diploïde, il y a 22 chromosomes. Cette hémérocalle produit généralement des fleurs plus petites, plus élégantes et en plus grandes quantités.

Espèce : Une espèce est définie comme un groupe de plantes descendant d’un ancêtre commun et qui peuvent se reproduire entre plantes de la même espèce. Les caractéristiques uniques à cette espèce sont reproduites de génération en génération par les semences.

Étamine : Organe mâle de la fleur, formé d’une partie mince, le filet et d’une partie renflée, l’anthère, qui referme le pollen.

Éventail : Partie de la plante qui comporte des racines, une partie de la couronne et des feuilles. Planté isolé, chaque éventail devient une plante mature.

Fertile : C’est une fleur qui peut donner du pollen et en recevoir.

Gorge : Le fond de la fleur.

Hybride : C’est le résultat d’un croisement entre deux espèces ou deux genres. Ils existent des hybrides naturels et d’autre qui sont le produit des hommes. Certains hybrides ont l’appellation de stable, ils peuvent se reproduire par leurs semences.

Pétale : Chacun des éléments qui composent la corolle d’une fleur, formé d’un limbe coloré et d’un onglet qui les rattache au calice.

Pistil : Ensemble des pièces femelle d’une fleur, résultants de la soudure de plusieurs carpelles, et comprenant l’ovaire, le style et le stigmate.

Proliférations : Plantules qui se développent parfois sur une tige florale; plantées en terre, elles produisent un plant qui a les même caractéristiques que le plant mère.

Stolon : Tige rampante et grêle qui n’est pas gorgé de réserves. On les retrouve au-dessus ou dans le sol et ils produisent des tiges des feuilles et des racines. La nouvelle plante se situe plus long de la plante mère et elle a les même caractéristiques.

Sépale : Pièce du calice, soudé ou libre. Le sépale protège le bourgeon avant d’éclore.

Tétraploïde : Dans une hémérocalle tétraploïde, il y a 44 chromosomes, soit le trouble du nombre de chromosomes d’une hémérocalle diploïde. Elle porte souvent de grosses fleurs et des couleurs plus intenses. Les tiges florales sont aussi plus solides.

Les hémérocalles


Les hémérocalles sont probablement les plantes vivaces les plus populaires et les plus tolérantes dans nos jardins. On les retrouve dans diverses gammes de couleurs, de formes, de grosseurs de fleurs et de hauteurs. Leurs diversités et leurs nombres favorisent la culture des hémérocalles. Car il y en a pour tous les goûts. Même si une fleur d’hémérocalle ne dure qu’un jour, un plant peut produire plus de 50 fleurs, ce qui nous donne une floraison échelonnée sur plusieurs semaines et pour les remontantes sur plusieurs mois. Vous pouvez aussi admirer dans votre jardin des hémérocalles en fleurs tôt le printemps et continuer ainsi tout l’été et même jusqu’aux premiers gels.

Signification du nom

Le nom hémérocalle tire son origine de deux mots grecs, HEMERA (jour) et KALLAS (beauté). En effet, chaque fleur ne dure qu'une journée mais la hampe florale porte de très nombreux boutons qui ouvrent les uns après les autres. Une plante établie (qui est au même endroit depuis quelques années), produira plusieurs hampes florales et la floraison peut ainsi durer plusieurs semaines.

Origine

Bien que ce soit les américains qui ont le plus amélioré les hémérocalles, aucune n'est originaire d'Amérique. Les 60,000 cultivars qui existent aujourd'hui proviennent tous de 16 espèces natives d'Europe et d'Asie. Dans l’annexe 1 vous trouverez la description des natives ainsi que leur habitat naturel et des photos de certaines. Peu de personnes cultivent encore les espèces originales de nos jours parce qu'elles sont dépassées sur tous les points par les hybrides modernes. Certaines personnes essaient de découvrir les particularités de quelques-unes afin de les intégrer dans leurs programmes d’hybridation.
En Amérique du Nord, elles sont tellement tenaces on en retrouve dans les fossés sur le bord des routes de campagne. On les croirait indigènes, mais elles se sont en réalité échappées des jardins de nos ancêtres. Dans les flores des plantes indigènes du Nord Est des États Unies et du Québec, nous retrouvons 2 espèces et une variété de recensées comme étant naturalisées.
Frère Marie Victorin, classifie Hemerocallis fulva comme une plante originaire de L’Europe central. Fréquemment naturalisé dans le Québec, le long des chemins et des rivières et parfois dans des lieux très écartés. Cette liliacée très ornementale, qui a été beaucoup cultivée dans les premiers jardins est devenue rapidement partie de la flore spontané du Québec. Même si cette plante est cultivée ici depuis plus de 400 ans. Toutes les Hemerocallis fulva cultivés ou sub-spontanés forment un seul clone et ne se multiplient que végétativement par leurs racines tubéreuse ou leurs rhizomes.
En autre l’H. fulva on peut encore trouver dans la nature québécoises des Hemerocallis lilioasphodelus qui sont classés comme Hemerocallis flava dans les flores. Elle est originaire de Chine. Cette plante qui a des feuilles étroites et produit des fleurs jaune pâle odorantes.
Elles sont très fréquente dans la nature aux États Unies, surtout dans les états du Nord Est jusqu’au Michigan et en Pennsylvanie. Cette espèce produit des semences.
L’ H. fulva var. Kwanso classifié en Europe comme H. fulva Kwanso est naturalisé dans l’est de la Virginie. Cette plante porte des fleurs rouge double avec un œil plus foncé qui est partiellement fertile. C’est une plante originaire du Japon

Variétés

Des 60,000 hybrides modernes, environ 12 000 à 15 000 sont en vente actuellement. Une nouvelle introduction qui présente des traits spéciaux peut coûter 150$ ou 200$ à son apparition sur le marché et souvent après quelques années, le prix baissera de façon remarquable. Il arrive fréquemment qu'elle se retrouve a 5$ ou 6.$ La patience est la vertu du jardin.

Période de floraison

Dans la famille des hémérocalles, il y a plusieurs périodes de floraison. Dans nos régions un peu plus nordiques, nous avons établies les périodes de floraison suivantes :
· Très hâtive : Les hémérocalles fleurissent jusqu’à la fin du mois de juin.
· Hâtives : Les hémérocalles fleurissent au début juillet.
· Tôt en mi-saison : Les hémérocalles fleurissent à la fin juillet.
· Mi-saison : Les hémérocalles fleurissent en fin juillet et début août.
· Tard en mi-saison : Les hémérocalles fleurissent en mi-août.
· Tardive : Les hémérocalles fleurissent en fin août et au début de septembre.

La période de floraison varie évidemment d'une région à l'autre et d'une année à l'autre. Si le printemps est hâtif ou que l'automne est beau et chaud, certaines variétés peuvent même refleurir. C'est le cas du cultivar "Stella d’Oro". La durée normale de floraison est de 3 à 4 semaines pour une plante établie. Les fleurs sont toujours plus belles à partir de la deuxième ou troisième année.

Les remontantes
Certaines espèces on une plus longue période de floraison. Ceci est dû au fait que le plant d’hémérocalle produit de nouvelles tiges florales et qu'il refleurit. On qualifie alors cette floraison de "remontante". Les "remontantes" vont jusqu'à doubler et même tripler la période de floraison normale.

Type de feuillage

Il existe trois types de feuillage.

Dormant : C’est à dire que les feuilles meurent à l'automne et repoussent au printemps suivant. On considère que ces derniers sont mieux adaptés aux conditions climatiques du nord.

Semi-persistant : Une partie seulement du feuillage meurt. Quant aux semi-persistants, ils jouissent d'une grande capacité d'adaptation et se comportent comme des persistants ou des dormants selon la région où ils sont implantés.

Persistant : Le feuillage persistant reste vert et vif pendant toute l'année dans les régions chaudes et est réputé être le mieux adapté aux climats du sud. Au Québec, ce feuillage finit par périr sous l'effet du gel de sorte que le plant génère de nouvelles feuilles au printemps, imitant en cela le comportement des plants à feuillage dormant.
Cependant, dans les zones 1 à 5, la plupart des hémérocalles, quel que soit leur type, vont perdre leur feuillage. On a aussi observé une tendance à une moins grande rusticité chez les feuillages persistants. Mais ce n'est qu’une tendance. On choisira alors de les planter dans un endroit protégé (où la neige s'accumule ou à l'abri du vent, à l'est, etc.). On peut aussi les recouvrir de branches de conifères, mais éviter les feuilles mortes car elles peuvent garder trop d'humidité et faire pourrir les feuilles persistantes. Les types dormants se plantent en tout temps, les persistants, du printemps jusqu'à six semaines avant le gel du sol; les semi-persistants, se situent entre les deux.

Autres espèces...








Dryopteris filix-mas








Adiantum pedatum
Athyrium nipponicum 'Pictum'
Peu de fougères non indigènes se retrouvent sur les étalages des pépinières et centres-jardins. La panachure de la fougère peinte du Japon (Athyrium nipponicum 'Pictum') a contribué à sa vaste distribution en Europe et en Amérique. De taille moyenne (30-40 cm), ses frondes aux pétioles et rachis rouge vin sont vert grisâtre, ce qui confère une couleur argentée à toute la fronde. Ses éclats d'argent sont attrayants dans les coins sombres du jardin, et bien que lente à apparaître au printemps elle est parfaitement rustique et ne requiert aucun soin particulier. Les premières gelées d'automne abîment aussitôt le feuillage.
Le cultivar 'Linearis Polydactylum' de la dryoptère fougère-mâle (Dryopteris filix-mas) est un bon représentant du type de fougères prisé durant l'ère victorienne. Plus la fronde était découpée, délicate et aérée, plus l'intérêt pour celle-ci grandissait. Les frondes de ce cultivar sont tellement découpées que l'on croirait qu'il ne reste plus que les nervures des feuilles ! Cette dentelle végétale couleur vert pomme, bien qu'aussi facile de culture que l'espèce type, ne se trouve que dans certaines pépinières spécialisées.Quoique les artifices des panachures et ciselures de nos cultivars élargissent la palette de la diversité végétale, on constate que le capillaire du Canada (Adiantum pedatum) parvient, sans intervention humaine ou manipulation génétique, à se hisser dans la catégorie des plus élégantes. De taille moyenne (30-45 cm de hauteur), ses pétioles grêles bien que solides, noir charbon, supportent une fronde en forme d'éventail.




Les fougères à frondes persistantes (2)



Il y a aussi le vert sombre des frondes moins découpées de la fougère de Noël (Polystichum acrostichoides) qui en fait une favorite des jardins. Jamais affectée par les insectes, maladies et limaces (comme la majorité d'entre elles d'ailleurs), ces frondes de 30-40 cm servent très efficacement de plante de fond pour rehausser des plantes à texture délicate ou à coloris particuliers. La pérennité et l'intérêt ornemental de cette fougère la vouent à un avenir brillant dans nos jardins où peu d'espèces exotiques peuvent arriver à la déclasser.

Les fougères à frondes persistantes (1)




La longueur et la rigueur de nos hivers nous empêchent de bénéficier de la quasi totalité des végétaux à feuilles larges persistantes tels les rhododendrons, skimmias, pyracanthas et autres. C'est une raison suffisante pour développer un préjugé favorable envers toutes ces plantes qui sont intéressantes et attrayantes dès la fonte des neiges, et qui le restent jusqu'à la première chute de neige de l'hiver. Ici encore le groupe des fougères nous fournit quelques espèces de grand intérêt.Considérons tout d'abord la dryoptéride à sores marginaux (Dryopteris marginalis) aux frondes ovées-oblongues, à texture cuirassée et dont le pétiole est garni d'écailles brunes grossières. Elle s'affaisse graduellement au sol à l'automne afin que la couverture neigeuse lui serve de protection pour l'hiver.

Les fougères à utiliser près des plans d'eau



Deux espèces indigènes d'osmondes (Osmunda) sont particulièrement appropriées pour des plantations en bordure d'étangs puisque le facteur déterminant du succès de leur culture réside, pour l'osmonde cannelle (O. cinnamomea), en un sol acide constamment humide, et très mouillé pour l'osmonde royale (O. regalis). Une osmonde royale plantée dans des conditions standard au jardin ne sera qu'un pâle reflet rabougri d'elle-même (à peine 30 cm de hauteur) en comparaison du potentiel de l'espèce en milieu naturel (1 m à 1,5 m). Les frondes bipinnatiséquées de l'osmonde royale arborent des teintes orangées et citrouille à l'automne. Sa découpure nous permet de ne la confondre avec aucune autre de nos fougères indigènes.L'osmonde cannelle se différencie par ses crosses blanches laineuses avant déploiement et, bien entendu, par ses parties fructifères de couleur cannelle qui apparaissent tôt en saison (juin).