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jeudi 2 juillet 2009

L'artichaut



Fiche technique de l’artichaut


L'artichaut fut un légume particulièrement apprécié des Grecs et des Romains. Il devient rare au Moyen Âge où il acquît la réputation d'être aphrodisiaque. Il fut introduit en France par Catherine de Médicus, qui l'apporta de son Italie natale lorsqu’elle épousa le roi de France. Il est cultivé abondamment en Europe et dans le sud des États-Unis notamment à Castroville en California du Sud.

Famille : Asteraceae

Nom latin : Cynara scolymus

Origine : Sud méditerranée

Botanique: L'artichaut pousse sur une plante qui peut atteindre de 1 à 1,5m de haut et dont les feuilles sont largement découpées. Il est comestible avant la floraison, c'est à dire avant l'apparition des fleurs violettes ressemblant à celle du chardon, un proche cousin. Les parties comestibles sont le réceptacle (le fond) et la base charnue de ce que l'on prend pour des feuilles mais qui sont en réalité des bractées. Le foin sur le fond, qui donne éventuellement naissance aux fleurs, ne se consomme pas. Il existe une quinzaine d'espèces d'artichaut, ce qui crée une certaine diversité dans la forme (habituellement ronde et légèrement allongée) et la couleur (vert assez foncé tirant sur le bleu ou le violacé). L'artichaut préfère les climats chauds où il est vivace; ailleurs il est souvent annuel.

Forme végétative : Légume-fleur

Maturation : 1 an, plante vivace, certains plants produisent la première année jusqu’à 4 à 5 petits artichauts.

Plantes compagnes : Tomate, aubergine et zucchini

Plantes ennemies : Aucun

Exposition : Plein soleil, minimum 8 à 10 heures d’ensoleillement.

Sol : Elle se développe dans un sol bien drainé, fertile et riche en humus. Le sol doit cependant être bien drainé pour empêcher l’accumulation d’eau.

pH optimum : 6,0 à 7,0

Plantation : Ils sont démarrés par semis intérieur au début de mars puis repiqués en caissettes au début d’avril ; un deuxième repiquage en pots sera fait au début de mai. On les transplantera à la fin de mai au jardin.

Densité : sur le rang : 100 cm entre les rangs : 100 cm

Hydrométrie : Il consomme d’énormes quantités d’eau pendant toute la saison. Ménagez au pied de chaque plant une cuvette pour pouvoir l’arroser abondamment.

Paillage : Étaler du paillis entre les plants pour diminuer l'évaporation et freiner la croissance des mauvaises herbes.

Exigences en fertilisant : Plante très vorace.

Fertilisation : Il est préférable d’enrichir le sol l’année précédente à l’implantation de la culture. Le sol doit être amendé de jeune compost annuellement.

Récolte : Les têtes sont récoltées, lorsqu’elles sont à demi-formées. On les place dans des sacs de papier pour qu’elles restent tendres.

Ravageurs et maladies : Les pucerons et les mouches blanches peuvent s’attaquer aux artichauts ainsi que certaines chenilles. On peut les éliminer avec du BT (Bacillus thuringiensis).

Valeur nutritive: L'artichaut contient 85% d'eau, 3 g de protéines, 0,2 g de matières grasses, 12 g d'hydrates de carbone et 51 calories/100g; il est riche en potassium, en phosphore, en sodium et en vitamine A.

Vertus médicinales: Il contient de la cynarine, une substance qui stimule la sécrétion biliaire, de l'insuline, des tannins et des substances azotées. Il est reconnu pou posséder de grandes vertus médicinales; il serait notamment apéritif, épuratif, reconstituant et diurétique: on le dit excellant pour le foie. On obtient le maximum des effets thérapeutiques en infusant les larges feuilles dentelées.
Les effets bénéfiques de l'artichaut sur le foie et la vésicule biliaire sont connus depuis longtemps, et particulièrement appréciés au lendemain de réveillons copieusement arrosés.
Ils sont dus en particulier à :
La cynarine, principe amer contenu dans les bractées découvertes en Italie au début du XXe siècle, après que des chercheurs français ont mis en évidence une action d’extraits d’artichaut sur les reins et la vésicule biliaire (la cynarine a été synthétisée et utilisée jusque dans les années 1980 comme stimulant du foie et la vésicule biliaire, et pour réduire le cholestérol sanguin, avant d'être finalement remplacée par d'autres médicaments de synthèse.
La nectarine qui est cholagogue (facilite l'évacuation de la bile par le foie) et « hérétique » (stimulant de la circulation de la bile dans la vésicule biliaire).
La lutéonine, inhibiteur de la synthèse du cholestérol[ ou du « mauvais cholestérol ». Une synthèse publiée en 2002 a toutefois conclu qu'il faudrait d'autres essais cliniques à double insu pour démontrer avec certitude l'efficacité de l'extrait d'artichaut contre les lipides sanguins.
L'artichaut a également des vertus diurétiques et anti-dyspepsie. Plus généralement, il est réputé contribuer à l'élimination des toxines de l'organisme. C'est aussi une bonne source de potassium et de magnésium.

Variétés recommandées : Le ‘Globe vert’ qui bien protégé est vivace en zone 5.

lundi 29 juin 2009

Les hémérocalles


Les hémérocalles sont probablement les plantes vivaces les plus populaires et les plus tolérantes dans nos jardins. On les retrouve dans diverses gammes de couleurs, de formes, de grosseurs de fleurs et de hauteurs. Leurs diversités et leurs nombres favorisent la culture des hémérocalles. Car il y en a pour tous les goûts. Même si une fleur d’hémérocalle ne dure qu’un jour, un plant peut produire plus de 50 fleurs, ce qui nous donne une floraison échelonnée sur plusieurs semaines et pour les remontantes sur plusieurs mois. Vous pouvez aussi admirer dans votre jardin des hémérocalles en fleurs tôt le printemps et continuer ainsi tout l’été et même jusqu’aux premiers gels.

Signification du nom

Le nom hémérocalle tire son origine de deux mots grecs, HEMERA (jour) et KALLAS (beauté). En effet, chaque fleur ne dure qu'une journée mais la hampe florale porte de très nombreux boutons qui ouvrent les uns après les autres. Une plante établie (qui est au même endroit depuis quelques années), produira plusieurs hampes florales et la floraison peut ainsi durer plusieurs semaines.

Origine

Bien que ce soit les américains qui ont le plus amélioré les hémérocalles, aucune n'est originaire d'Amérique. Les 60,000 cultivars qui existent aujourd'hui proviennent tous de 16 espèces natives d'Europe et d'Asie. Dans l’annexe 1 vous trouverez la description des natives ainsi que leur habitat naturel et des photos de certaines. Peu de personnes cultivent encore les espèces originales de nos jours parce qu'elles sont dépassées sur tous les points par les hybrides modernes. Certaines personnes essaient de découvrir les particularités de quelques-unes afin de les intégrer dans leurs programmes d’hybridation.
En Amérique du Nord, elles sont tellement tenaces on en retrouve dans les fossés sur le bord des routes de campagne. On les croirait indigènes, mais elles se sont en réalité échappées des jardins de nos ancêtres. Dans les flores des plantes indigènes du Nord Est des États Unies et du Québec, nous retrouvons 2 espèces et une variété de recensées comme étant naturalisées.
Frère Marie Victorin, classifie Hemerocallis fulva comme une plante originaire de L’Europe central. Fréquemment naturalisé dans le Québec, le long des chemins et des rivières et parfois dans des lieux très écartés. Cette liliacée très ornementale, qui a été beaucoup cultivée dans les premiers jardins est devenue rapidement partie de la flore spontané du Québec. Même si cette plante est cultivée ici depuis plus de 400 ans. Toutes les Hemerocallis fulva cultivés ou sub-spontanés forment un seul clone et ne se multiplient que végétativement par leurs racines tubéreuse ou leurs rhizomes.
En autre l’H. fulva on peut encore trouver dans la nature québécoises des Hemerocallis lilioasphodelus qui sont classés comme Hemerocallis flava dans les flores. Elle est originaire de Chine. Cette plante qui a des feuilles étroites et produit des fleurs jaune pâle odorantes.
Elles sont très fréquente dans la nature aux États Unies, surtout dans les états du Nord Est jusqu’au Michigan et en Pennsylvanie. Cette espèce produit des semences.
L’ H. fulva var. Kwanso classifié en Europe comme H. fulva Kwanso est naturalisé dans l’est de la Virginie. Cette plante porte des fleurs rouge double avec un œil plus foncé qui est partiellement fertile. C’est une plante originaire du Japon

Variétés

Des 60,000 hybrides modernes, environ 12 000 à 15 000 sont en vente actuellement. Une nouvelle introduction qui présente des traits spéciaux peut coûter 150$ ou 200$ à son apparition sur le marché et souvent après quelques années, le prix baissera de façon remarquable. Il arrive fréquemment qu'elle se retrouve a 5$ ou 6.$ La patience est la vertu du jardin.

Période de floraison

Dans la famille des hémérocalles, il y a plusieurs périodes de floraison. Dans nos régions un peu plus nordiques, nous avons établies les périodes de floraison suivantes :
· Très hâtive : Les hémérocalles fleurissent jusqu’à la fin du mois de juin.
· Hâtives : Les hémérocalles fleurissent au début juillet.
· Tôt en mi-saison : Les hémérocalles fleurissent à la fin juillet.
· Mi-saison : Les hémérocalles fleurissent en fin juillet et début août.
· Tard en mi-saison : Les hémérocalles fleurissent en mi-août.
· Tardive : Les hémérocalles fleurissent en fin août et au début de septembre.

La période de floraison varie évidemment d'une région à l'autre et d'une année à l'autre. Si le printemps est hâtif ou que l'automne est beau et chaud, certaines variétés peuvent même refleurir. C'est le cas du cultivar "Stella d’Oro". La durée normale de floraison est de 3 à 4 semaines pour une plante établie. Les fleurs sont toujours plus belles à partir de la deuxième ou troisième année.

Les remontantes
Certaines espèces on une plus longue période de floraison. Ceci est dû au fait que le plant d’hémérocalle produit de nouvelles tiges florales et qu'il refleurit. On qualifie alors cette floraison de "remontante". Les "remontantes" vont jusqu'à doubler et même tripler la période de floraison normale.

Type de feuillage

Il existe trois types de feuillage.

Dormant : C’est à dire que les feuilles meurent à l'automne et repoussent au printemps suivant. On considère que ces derniers sont mieux adaptés aux conditions climatiques du nord.

Semi-persistant : Une partie seulement du feuillage meurt. Quant aux semi-persistants, ils jouissent d'une grande capacité d'adaptation et se comportent comme des persistants ou des dormants selon la région où ils sont implantés.

Persistant : Le feuillage persistant reste vert et vif pendant toute l'année dans les régions chaudes et est réputé être le mieux adapté aux climats du sud. Au Québec, ce feuillage finit par périr sous l'effet du gel de sorte que le plant génère de nouvelles feuilles au printemps, imitant en cela le comportement des plants à feuillage dormant.
Cependant, dans les zones 1 à 5, la plupart des hémérocalles, quel que soit leur type, vont perdre leur feuillage. On a aussi observé une tendance à une moins grande rusticité chez les feuillages persistants. Mais ce n'est qu’une tendance. On choisira alors de les planter dans un endroit protégé (où la neige s'accumule ou à l'abri du vent, à l'est, etc.). On peut aussi les recouvrir de branches de conifères, mais éviter les feuilles mortes car elles peuvent garder trop d'humidité et faire pourrir les feuilles persistantes. Les types dormants se plantent en tout temps, les persistants, du printemps jusqu'à six semaines avant le gel du sol; les semi-persistants, se situent entre les deux.