lundi 29 juin 2009

La culture des fougères au Québec


La culture des fougères rustiques au Québec

Êtes-vous tentés de mieux de comprendre le regain de popularité des fougères ? Il existe au moins une fougère qui va combler vos besoins et qui est appropriée a votre jardin.La finesse de leur feuillage et les détails de leurs frondes sont soulignés par les plantes à feuillage luxuriant et à grande surface, tels les hostas et les rhododendrons sont des partenaires magnifiques à utiliser en association avec celles-ci.

Si l'on respecte les règles élémentaires de base, la culture des fougères s'avère aussi simple et satisfaisante que celle de tout autre type de plante.Le choix du site de culture, du type de sol et à son amendement et au paillis. sont les règles de bases à observer pour un entretien facile. Renseignez-bien sur les différents types de fougères afin de choisir celles qui convient le meiux à votre jardin. Pour les novices, il est préférable de se familiariser avec elles en portant tout d'abord votre choix surune des fougères vigoureuses. Un fois que vous l'aurez apprivoisé, vous pourrez alors vous tournez vers les fougères à utiliser près des plans d'eau, les fougères pour coins sombres et secs, les fougères à frondes persistantes, enfin, les autres espèces, comme celles particulièrement élégantes : les panachées, les découpées, etc.


La première considération à avoir pour les fougères de milieu ombragé (de sous-bois) est d'éviter de les soumettre à des périodes d'ensoleillement trop intense qui décolorent les frondes et en «roussissent» ou «brûlent» la marge. De plus, une attention particulière doit être accordée à la recherche d'un site à l'abri des vents violents qui contribuent à la dessiccation rapide de la plante et peuvent endommager les rachis (ou tiges) et les frondes, car plusieurs d'entre elles sont cassantes.

Le type de sol


Les fougères préfèrent un sol peu argileux, bien drainé, friable, composé d'un fort pourcentage de matières organiques, et qui bénéficie d'une source d'humidité constante, fraîche et non stagnante. Idéalement, il sera constitué de 50% de compost ou terreau de feuilles bien décomposées, de 25% de mousse de tourbe, et de 25% de sable. À moins d'avis contraire, la majorité des fougères de milieu forestier se plaît dans un terrain neutre ou légèrement acide. Avant la croissance de la végétation au printemps, on songera à améliorer le sol à l'aide d'un fertilisant granulaire à libération lente, riche en azote. Si l'amendement est appliqué plus tard en saison, ne pas l'épandre directement sur les frondes, car cela peut les endommager.

Le paillis:


les fougères ne font pas exception à cette règle. L'application annuelle d'un paillis de compost bien décomposé ou de terreau de feuilles maintiendra la fertilité de votre sol, améliorera graduellement sa structure et, un avantage à ne pas négliger, lui évitera le stress occasionné par les fluctuations importantes de température et d'humidité. L'effet stabilisateur du paillis permettra d'éviter les arrosages réguliers qui ne deviendront nécessaires qu'en période de sécheresse. Le paillis pourra aussi réduire la fréquence des désherbages, évitant du même coup de déplacer le sol autour des racines, ce qui n'est guère prisé de nos amies. En effet, comme l'enracinement est superficiel chez la plupart des fougères, l'environnement doit être stable à ce niveau.

On doit toujours prendre soin d'installer la plante de telle façon que la couronne effleure ou dépasse légèrement le niveau du sol, une plantation trop profonde pouvant la faire pourrir.

Un potager fleuri pour l'utile et l'agréable

Il y a peu de temps encore le jardin potager était relégué derrière la maison, rares étaient les jardiniers qui trouvaient de l’intérêt à faire visiter ou à le montrer. Cette obstination à laisser le potager à un rang de subalterne n’était pas sans conséquences sur notre alimentation.
Heureusement, les choses ont bien changé et aujourd’hui le jardin vivrier est devenu jardin de loisir et un jardin de plaisir. On ne le cache plus. Bien au contraire, le potager a pris des couleurs avec l’arrivé de nouveaux légumes. Même dans nos assiettes, les plus grands chefs du monde enjolivent de teintes nouvelles la présentation des aliments : le légume est promu au rang de grand coloriste ! Donner de la couleur au potager n’est pourtant plus suffisant aujourd’hui et, dans cet univers de plaisir qu’est devenu le jardin tout entier, le jardienier amateur avait envie d’aller plus loin.
Innovation Création Non, car fleurir le potager est une aventure vieille comme le monde… si l’on en croit les historiens des jardins. Lointains, en effets, furent les temps ou il n’existait pas de hiérachie entre les légumes et fleurs : les uns comme les autres étaient un « don de dieu » et voisinaient sans « états d’âme » dans ces jardins à carreaux qui furent à l’honneur au Moyen Âge. Le jardin vivrier jouxtait celui des « Bonnes Santés » (médicinales et aromatiques) et faisant face au jardin des autels. C’était là qu’on cultivait lis et roses afin d’en déposer aux pieds de la sainte Vierge.
Puis ce furent les jardins de la Renaissance ou, là encore la fleur et le légume faisaient bon ménage, se poussant du coude mutuellement pour embellir encore ces paysages sortis de l’imagination des horticulteurs d’alors. Au grand siècle, traversé majestueusement par le Roi Soleil et ces jardiniers d’exception que furent La Nôtre et La Quitine, c’était même le légume qui l’hiver servait d’ornement aux massifs et aux parterres royaux. C’est à cette époque qu’on retrouva la costume ancienne de garnir plates-bandes et carrés pour l’automne de choux d’ornement dont les premières gelées transformaient le feuillage gris vert bordé de crème en d’éblouissants éventails de verts, de mauves, de jaunes et de rouges. Mais là encore, si la couleur était présente par la feuille, la fleur ou le fruit, le légume demeurait le maître dans son royaume.
Fleurir son potager est, je le crois, une tradition qui a perduré dans les régions et chez les vignobles. Dans les pays du vin, on plantait un rosier au bout de chaque rang de vigne, à la fois pour la beauté, mais également pour que le rosier, premier atteint par les maladies, alerte le vigneron, celui-ci traitant alors à temps le précieux raisin. Dans le jardin de nos grands pères, on avait l’habitude de terminer un repiquage de laitues par la plantation d’un dahlia, de semer des zinnias entre les rangs de carottes, de contre-planter les choux avec des tagètes à fleurs jaunes, dont tout bon jardinier connait les vertus insecticides. Les roses trémières et les fameuses passe-roses montaient la garde entre les pommiers longeant le potager. On avait aussi l’habitude d’installer un rosier au cœur d’un cœur d’un carré de légumes (betteraves et tomates), afin qu’il procure en abondance des fleurs durant toute la saison pour les vases de la maison. Il s’agissait d’une variété de rosiers à longue tiges souvent disgracieux pour une roseraie déclassée et qui, là, retrouvait une fonction glorieuse de fournisseur de fleurs.
Un des premiers secrets d’un potager fleuri réussi est que la fleur ne fasse pas d’ombre au légume, au sens propre comme au sens figuré. Il y a en effet des voisinages malsains et d’autres qui, au contraire, sont bénéfiques, comme le mariage des soucis et des choux ou des oignons. De préférence, privilégiez, pour fleurir votre potager, des espèces annuelles de culture voisine de celles des légumes : une touffe de lis, sans prendre la place, conviendra parfaitement au bout d’un rang de poireaux d’été ou d’oignons.
Fleurir le potager, ce n’est pas pour autant favoriser une immigration sauvage de fleurs étrangères parmi les légumes, mais c’est aussi savoir jouer avec toutes les notes de la gamme. Les plantes médicinales, aromatiques ou condimentaires, qui ont toujours eu leur place au potager, vont jouer un rôle important dans le fleurissement des carrés de légumes : une bordure de ciboulette qu’on laisse monter en fleurs, puisque quelques pieds coupés et recoupés suffiront pour la provision de fines herbes. Sur deux touffes de rhubarbe, laissez-en une fleurir une, c’est d’un effet aussi rose que fort. La bourrache, la lavande, les thyms de diverses couleurs, le romarin et d’autres aromatiques compléteront votre palette de jardinier-peintre.

Introduction